Le bénévolat n'a pas de cadre officiel car il n'existe pas de loi sur le bénévolat. Toutefois, certains textes législatifs le reconnaissent de façon explicite ou implicite.

•  Selon le code du travail : « le bénévole est un collaborateur qui apporte son concours au fonctionnement ou à l'animation d'une association, comme dirigeant ou non, sans percevoir en contrepartie de rémunération d'aucune sorte ».

•  Selon le Conseil économique et social (avis 2003) : « le bénévole est celui qui s'engage librement pour mener à bien une action non salariée, non soumise à l'obligation de la loi, en dehors de son temps professionnel et familial.»

UN STATUT DU BÉNÉVOLE ?

Il n'existe pas de statut défini du bénévole. En revanche, la reconnaissance du bénévolat s'installe petit à petit dans les faits et se concrétise par la mise en place progressive d'outils et de mesures spécifiques et adaptés, tels que :

•  Le passeport du bénévole,
•  L'accès à la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience),
•  Le CFGA (Certificat de Formation à la Gestion Associative ),
•  Le congé de représentation,
•  La possibilité de rembourser au bénévoles les frais engagés,     (ou leur déduction fiscale),
•  Les tickets restaurant…

EN QUELQUES CHIFFRES

La France compte 14 millions de bénévoles répartis dans 1 million d'associations.
Parmi ces bénévoles, environ 4,5 millions consacrent 4 à 5 heures par semaine à leur(s) association(s).

LE RECRUTEMENT DES BENEVOLES

Recruter un bénévole n'est pas une tâche facile. Cette difficulté s'explique notamment par :

•  Un nombre sans cesse croissant d'associations avec pour     conséquence l'éparpillement des bénévoles,
•  Un comportement strictement « consommateur » adopté par de     plus en plus d'adhérents, en particulier dans les domaines de la     culture et des loisirs.

Alors que faire ? Il appartient aux associations de « donner envie » aux bénévoles de s'impliquer davantage et ainsi de « donner du sens » à leur engagement.

Cet objectif s'avère plus ou moins facile à réaliser selon l'objet et l'activité de l'association.

En tout état de cause, les associations doivent garder en tête qu'elles ont d'abord pour raison d'être et pour mission de privilégier les liens sociaux, qui ne peuvent s'établir que dans le dialogue et l'échange.



             
               
         

 

L'ACCUEIL DES BÉNÉVOLES

Toute association doit donner les moyens au bénévole de comprendre son utilité et de « trouver sa place ».
Pour ce faire, l'association aura avantage à :

•  Informer le bénévole,
•  Permettre au bénévole de faire des rencontres et de     s'exprimer,
•  Inciter le bénévole à intervenir sur « le terrain » pour     mener des actions, animer des ateliers…

Dans cet esprit, certaines associations proposent de signer une charte qui définit, notamment, les engagements réciproques entre la structure associative et le bénévole.

LES MOTIVATIONS DU BÉNÉVOLE
A SON PREMIER ENGAGEMENT

L'étude menée par France Bénévolat & CERPHI (mars 2008) a permis, entre autre, de mettre en évidence les motivations des bénévoles français.

Ainsi, 71% d'entre eux considèrent le souhait d'être utile à la société et d'agir pour les autres comme leur plus importante source de motivation. Seulement 8% affirment être motivés par la reconnaissance sociale que génère cet engagement.

Le bénévole se caractérise donc par son altruisme et c'est tout à son honneur.

Par importance décroissante (Hommes/Femmes confondus). (Source : « La France Bénévole » Mars 2008 par France Bénévolat et CERPHI)

•  Souhait d'être utile à la société & d'agir pour les autres 71 %
•  Epanouissement personnel 49 %
•  Souhait d'appartenir à une équipe 35 %
•  Cause défendue 34 %
•  Désir d'exercer une responsabilité 22 %
•  Acquisition d'une compétence 19 %
•  Reconnaissance sociale 8 %
•  Pouvoir mesurer le fruit de ses efforts 6 %

CONCLUSION

La vie associative est une richesse pour la société. Elle se nourrit de bénévoles qui ont eux-mêmes besoin des associations pour réaliser leurs engagements.
Il leur appartient d'aspirer à prendre des responsabilités au sein des associations, et à accepter de se former à cet effet.

Chambre des associations.
cda@cda-asso.com

     


LE SERVICE CIVIQUE

La proposition de loi créant le service civique, adoptée le 25 février dernier, devrait entrer en vigueur d'ici le 1er juillet prochain et concerner 10 000 jeunes dès 2010, selon les projections du Haut-commissariat à la jeunesse.

Ce dispositif (qui fait disparaître le Volontariat associatif dans sa forme actuelle) concerne les jeunes de 16 à 25 ans désireux d'accomplir une mission d'intérêt général auprès d'une association ou d'un organisme public pendant une période de 6 à 12 mois. Ils recevront une indemnité mensuelle non imposable de 440 euros nets versée par l'État plus une participation de 100 euros en nature (frais de nourriture, hébergement...) de l'organisme d'accueil. L'État prendra également en charge la couverture sociale à hauteur de 387 euros par mois.

Les plus de 25 ans pourront effectuer des missions d'intérêt général au sein d'associations ou de fondations dans le cadre d'un volontariat de service civique, non soutenu par l'État.

     


     
                     
               
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Newsletter gratuite bimestrielle, éditée par la Chambre des associations. Directrice de publication : Suzel Chassefeire. Newsletter n°4 (Mars 2010). Dépôt légal à parution.